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Due diligence VC : comment préparer sa startup pour ne pas perdre de deal

Vous avez convaincu un fonds d'aller en due diligence. Tout peut encore capoter. Les fondateurs qui ont traversé cette épreuve partagent leurs erreurs et leurs meilleures pratiques.

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Margaux Perrin

·7 min de lecture
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Source éditoriale : Fondateurs Magazine

Due diligence VC : comment préparer sa startup pour ne pas perdre de deal
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La due diligence est la phase la plus stressante d'un processus de levée de fonds. Vous avez fait votre pitch, les partenaires du fonds sont convaincus en principe, et maintenant leurs équipes vont passer six à huit semaines à retourner votre société dans tous les sens. Les finances, les contrats clients, la propriété intellectuelle, les statuts, la table de cap, les références sur les fondateurs.

Beaucoup de deals meurent en due diligence. Pas parce que les investisseurs découvrent quelque chose d'horrible, mais parce que le processus révèle une désorganisation, des approximations ou des imprécisions qui érodent la confiance.

La data room est le dossier numérique — généralement partagé via Notion, Google Drive ou une plateforme dédiée comme Datasite — qui contient tous les documents demandés par les investisseurs. La façon dont cette data room est organisée dit beaucoup sur comment vous gérez votre entreprise.

Une data room idéale contient : les statuts à jour, les PV d'AG des trois dernières années, les contrats des dix premiers clients avec les indicateurs de renouvellement, les accounts des douze derniers mois, les projections financières avec les hypothèses détaillées, les contrats de travail des membres de l'équipe clé, les preuves de dépôts de propriété intellectuelle (marques, brevets, code source).

Préparez cette data room avant de commencer à pitcher les fonds. Vous économiserez du temps et vous enverrez un signal de professionnalisme.

**Les références : un exercice de transparence radicale**

Les VC font des références sur les fondateurs. Ils appellent d'anciens collaborateurs, des clients, des investisseurs précédents, parfois d'anciens employeurs. Ces conversations sont confidentielles et souvent surprenantes par leur franchise.

La meilleure stratégie : ne pas essayer de contrôler ce que les gens diront, mais prendre les devants en signalant vous-même les points sensibles. Si vous avez eu un conflit avec un cofondateur il y a deux ans, évoquez-le en premier lors du processus de due diligence en expliquant ce que vous en avez appris. Si votre chiffre d'affaires a stagné l'an dernier, expliquez pourquoi et ce que vous avez fait pour corriger le tir.

Les investisseurs expérimentés valorisent la capacité d'auto-analyse bien plus que la perfection. Ils savent que toutes les entreprises ont des zones d'ombre. Ce qui les inquiète, c'est de les découvrir eux-mêmes plutôt que de vous les entendre expliquer.

**Les KPIs : cohérence absolue entre le pitch et la data room**

L'une des causes les plus courantes de blocage en due diligence est une incohérence entre les chiffres présentés en pitch et ceux trouvés dans les documents. Si votre MRR dans le pitch est de 150 000 euros mais que les relevés bancaires montrent 130 000 euros, vous passerez plusieurs jours inconfortables à expliquer l'écart.

Définissez en amont les métriques que vous allez présenter, leur méthode de calcul exacte, et assurez-vous que tous les documents de votre data room sont cohérents avec ces définitions. Les fondateurs les mieux préparés ont un document "KPI glossary" qui explique précisément comment chaque indicateur est calculé.

**Le timing : ne pas perdre la dynamique**

Un processus de due diligence qui traîne perd de son élan. Les investisseurs parallèles peuvent conclure leurs deals ailleurs, votre équipe peut commencer à douter, et l'urgence initiale s'efface. Pour maintenir la dynamique : fixez des deadlines claires pour chaque étape du processus, répondez aux demandes de documents en moins de 24 heures, et ayez toujours un "next step" clair défini avec le fonds.

Si le processus dépasse douze semaines sans conclusion, il est légitime de demander un point de situation direct : le fonds est-il encore dans une dynamique positive ou y a-t-il des points bloquants non exprimés ? Cette conversation directe est souvent plus efficace que de continuer à fournir des documents sans fin.

La meilleure stratégie : ne pas essayer de contrôler ce que les gens diront, mais prendre les devants en signalant vous-même les points sensibles. Si vous avez eu un conflit avec u…”

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À propos de l'auteur

Margaux Perrin

Rédacteur pour Succès PME. Spécialiste de levées de fonds et des enjeux économiques contemporains.

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